La grande faune des Pyrénées : Les animaux habitant ou ayant habité les Pyrénées

Présente sur tous les continents, la grande faune a subi au plus fort de l’ère industrielle un repli vers les hauteurs, seules régions restées relativement à l’écart d’une intense activité humaine. Ce mouvement pourrait être comparé à une retraite face à une marée humaine submergeant les terres basses, plus faciles à défricher, cultiver, urbaniser.
Dans les Pyrénées, le promeneur en quête de rencontres mystérieuses doit donc s’engager sur des sentiers pentus…

Pour autant, il ne sera pas facile au randonneur peu averti d’observer les espèces caractéristiques. Même le sanglier, abondant partout, témoigne d’une « timidité » qui garantit sa survie. Après la dernière guerre, la prolifération des armes à feu eut presque raison de toute espèce fournissant un bon ragoût !
Dans les années 50, chasseurs et protecteurs, chacun a leur manière, tentèrent de remédier à cette situation. Ainsi des lâchers de gibier et la création de zones protégées ont permis la recolonisation de certains sites par le cerf et l’isard, ou le mouflon de Corse. Cet ex-mouton abandonné par l’homme a retrouvé ses origines sauvages. On peut apercevoir des mouflons non loin des habitations dans les parages du col du Puymaurens et dans le massif haut-pyrénéen du Pibeste.

Quant au bouquetin, son indolence a causé sa disparition. Seules les parois des grottes préhistoriques attestent de sa magnifique présence dans les Pyrénées. Trop confiant dans ses talents de « varappeur », efficaces contre les loups et les ours, il n’a pas résisté à des années de chasse et de braconnage. La dernière femelle vit dans le parc national espagnol d’Ordessa….
Le sentier balisé traversera d’abord la forêt de piémont. Peut-être, le visiteur matinal pourra-t-il apercevoir ces mangeurs d’herbe que sont le sanglier, le cerf et le chevreuil. On confond souvent ces derniers, le plus petit (chevreuil) étant pris pour la femelle du plus grand (cerf). Ces herbivores sauvages sont les espèces de grands mammifères qui se développent le plus actuellement.

Le chevreuil, plutôt originaire de la plaine, a déjà colonisé naturellement les forêts de montagne et on peut le rencontrer sur les pelouses proches des sommets. Pour les observer la meilleure période est celle où ils perdent toute prudence pour se reproduire. Dans ce domaine, le cerf remporte la palme. Certains mâles pour marquer leur présence et attirer les femelles sortent de la forêt en plein jour pour bramer.
Le chevreuil, lui, reste fidèle à l’abri des arbres. Seuls des aboiements peuvent marquer son inquiétude face à toute intrusion dans son territoire. En août il s’agira peut être d’un mâle courtisant une chevrette (chevreuil au féminin…).
En lisière, entre les derniers troncs peut-être lacérés à coups de bois, les sommets se révéleront au promeneur. Encore des landes et pelouses à traverser pour gagner le domaine minéral, barres et falaises gardiennes des cimes, monde minéral et dépourvu de vie. Qu’on se détrompe, les limites du vivant nous échappent. Les plus patients, ou les plus chanceux, pourront observer des taches brunes en mouvement entre les rochers : un isard se repliant sur des hauteurs plus sécurisantes.

Mais l’isard broutant une minuscule plantule dans une fissure rocheuse, sur un col à près de 2500 m, aura peut être passé tout l’hiver et le printemps dans une sombre hêtraie sapinière l’abritant des chutes de neige. Certains gardes de parc connaissent même quelque mâle quittant rarement le sous-bois, sinon pendant 2 à 3 semaines à l’automne pour aller courtiser les femelles sur les alpages. Cette réputation de fiers et farouches habitants des cimes attribuée aux « antilopes » de montagne n’est que la conséquence d’une forte pression humaine qui écarta toute la faune sauvage des meilleurs lieux, réservés aux troupeaux domestiques.
Les restes de camps de chasse mis à jour par les anthropologues démontrent bien que les isards et bouquetins évoluaient beaucoup plus bas en altitude, lorsqu’ils ne craignaient que la dent du loup, du lynx ou le trait du chasseur néolithique.
Sous les arbres évoluent d’autres hôtes bien plus mythiques et mystérieux que les cervidés…

Le lynx, animal discret qui signe ses chasses par des traces bien régulières de canine sur ses proies, est probablement présent sur la chaîne. Mais chut, l’expérience montre que la meilleure protection repose souvent sur la discrétion et le silence…
Si le loup n’est pas un « locataire officiel  » des Pyrénées, les spécialistes pensent que ce n’est qu’une question de temps. Déjà un individu isolé, venu des monts cantabriques espagnols, a été signalé et peu après abattu.
Le loup reste une valeur sûre dans le bestiaire des peurs inconscientes. La peur qu’il inspire commence à s’éteindre en milieu urbanisé, mais renaît dans les régions qu’il recolonise.

Pourtant le retour du loup rappelle quelques vérités naturelles. Contrairement à l’ours friand de végétaux à certaines périodes, le loup est un carnivore qui doit tuer pour vivre. Et nous avons du mal à partager avec d’autres mangeurs de viande, notamment lorsque les enjeux sont autant financiers qu’affectifs. Qui reprocherait à un berger d’aimer ses bêtes ? Or, un loup en chasse croisant un troupeau non gardé dans ce qu’il considère être son domaine ne s’en détournera pas…

L’ours, plus « bonhomme » dans notre bestiaire, est quant à lui bien présent dans les Pyrénées.
La population orientale (Haute-Garonne) est issue de lâchers de 2 femelles et d’un mâle « slovènes ». Après quelques naissances elle est plus importante que celle des ours autochtones qui tentent de survivre entre les vallées d’Aspe et d’Ossau. Mais pour les habitants, les problèmes rencontrés sont similaires à ceux posés par les loups dans les Alpes. La rencontre d’un troupeau non gardé à une période où l’ours, omnivore, consomme de la viande, se soldera probablement par une attaque fatale à quelques brebis.
Parvenu au sommet, le randonneur fourbu mais satisfait peut méditer sur les rencontres que lui ont apporté son périple. Son départ matinal n’est plus un regret. Les forêts, les alpages et les éboulis gardent encore leurs mystères, mais il a pu en partager quelques-uns, l’espace d’un sentier aux milles facettes.

LE CHEVREUIL : Caprus capreolu

Taille :

95 à 135 cm de long. Hauteur au garrot : environ 60 cm pour la femelle, 70 cm pour le mâle.

Poids :

De 16 à 35 kg.

Signe distinctif :

Le chevreuil aboie… lorsqu’on pénètre sur son territoire. Plutôt solitaire, il peut aussi vivre en bande dans les zones agricoles.

Reproduction :

La chevrette met bas au printemps, le plus souvent de faons jumeaux.

Nourriture :

C’est un mangeur de feuilles au régime très varié : champignons, glands, faines…

Habitat :

La forêt.

Dans les Pyrénées :

Les chevreuils colonisent de plus en plus les Pyrénées. Le chevreuil entre ainsi en concurrence avec des espèces pyrénéennes comme l’isard.

LE BOUQUETIN : Capra pyrenaica

Taille :

Autour de 120 cm de long pour la femelle et de 145 cm pour le mâle.

Poids :

Jusqu’à 80 kg pour un mâle adulte.

Signe distinctif :

Ses cornes peuvent atteindre 1m de long et peser 15kg !

Reproduction :

Après une période de rut tardive, en novembre -décembre, naît un chevreau, parfois deux.

Nourriture :

Herbe et feuilles d’arbustes, lichens.

Habitat :

Rude montagnard, le bouquetin aime les pentes, qui garantissent sa sécurité. Il peut gravir des parois rocheuses proches de la verticale.

Dans les Pyrénées :

Il ne reste presque plus de bouquetins des Pyrénées. Exterminé par la chasse, cet animal montagnard survit en Espagne dans le massif d’Ordesa. Un programme de réintroduction expérimentale est en cours car l’espèce pyrénéenne est virtuellement éteinte.

LE MOUFLON : Ovis ammon musimon

Taille :

110 à 130 cm de long. Hauteur au garrot : 65 cm pour la femelle, 80 cm pour le mâle.

Poids :

30 à 55 kg.

Signe distinctif :

Des cornes recourbées, impressionnantes, qui peuvent dépasser 70 cm de long. En hiver, le mâle adulte porte une « selle » de poils blancs sur le dos.

Reproduction :

La femelle donne naissance à un seul petit par an, en avril-mai.

Nourriture :

Plutôt mangeur de feuilles, le mouflon peut se contenter en hiver d’écorce, de châtaignes, de glands, de lichens…

Habitat :

Les estives et les pentes abruptes au-dessus de 1 500 m. Le mouflon n’hésite pas à se mêler aux troupeaux de brebis pour paître.

Dans les Pyrénées :

Les ancêtres du mouflon étaient, il y a des millénaires dans les îles méditerranéennes, des moutons domestiques. Abandonné par l’homme, le mouflon est redevenu sauvage. Il a été introduit dans le massif du Carlit il y a 40 ans et s’y est multiplié.

L’ISARD : Rupricapra pyrenaica

Taille :

De 100 à 110 cm de long, pour une hauteur de 70 cm au garrot.

Poids :

De 25 à 40 kg.

Signe distinctif :

L’isard appartient à la famille des antilopes. Ses sabots sont dotés de bords tranchants qui assurent l’adhérence au rocher. Entre les deux sabots, une petite membrane facilite sa marche sur la neige.

Reproduction :

La femelle met bas au printemps. Le chevreau fait deux kilos à la naissance. Pendant sa première année, il suit sa mère et apprend à brouter, à sauter dans les rochers. Bientôt, il peut dévaler une paroi de 100 m de haut en quelques dizaines de secondes et la remonter aussi vite, survivre à des chutes ou à des avalanches terribles, plonger dans un ravin sans la moindre hésitation !

Nourriture :

Lichens, bourgeons (surtout de sorbier et de hêtre), herbe

Habitat :

Des grandes pentes herbeuses jusqu’aux parois rocheuses à 3 000 m d’altitude, mais aussi les hétraies-sapinières pendant l’hiver.

Dans les Pyrénées :

Emblème de la montagne pyrénéenne, l’isard a failli disparaître dans les années 1940 : désormais, il est protégé et sa chasse est très réglementée. Aujourd’hui il abonde dans les réserves – en particulier à Orlu – et dans le Parc National des Pyrénées en vallée d’Ossau et aux alentours de Cauterets.

LE CERF : Cervus elaphus

Taille :

1,50 m de hauteur au garrot (épaule), et 2,50 m de long.

Poids :

Jusqu’à 200 kg.

Signe distinctif :

Chaque année au début du printemps, le mâle perd ses bois. Sa ramure tombe, remplacée par des « velours », sous lesquels poussent les nouveaux bois, plus longs et plus ramifiés.

Reproduction :

La biche porte un ou deux faons roux tachetés de blanc. A l’automne, la saison des amours, les cerfs brament pour appeler les femelles et se livrent combat.
Nourriture :
Herbivore, le cerf raffole des jeunes pousses d’arbres.

Habitat :

Habitant des bois et forêts, le cerf sort plutôt au crépuscule.

Dans les Pyrénées :

Présent dans les forêts dans le centre et l’est de la chaîne. Le cerf a été réintroduit à partir de 1955 pour la chasse. À l’automne, son brame résonne dans les forêts d’Iraty, de la Barousse ou du Luchonnais.

LE SANGLIER : Sus scrofa

Taille :

90 cm de haut, et 1,50 m de long.

Poids :

Jusqu’à 200 kg pour un adulte.

Signe distinctif :

Chez le mâle les canines se transforment en défenses.

Reproduction :

La femelle du sanglier, la laie, peut donner naissance à 10 marcassins. Parfois, des croisements se produisent entre des sangliers sauvages et des cochons en vadrouille. Le résultat est appelé sanglochon ou cochonglier.
Nourriture :
Le sanglier est omnivore. Il mange des racines, des bulbes, des champignons, des fruits, mais aussi des vers de terre, des insectes, des charognes… malheureusement pour les agriculteurs, il aime aussi le blé, le maïs, les pommes de terre… Pour trouver des racines, le sanglier laboure la terre avec son groin et ses sabots. Il fait ainsi de gros dégâts dans les prés ou les champs.

Habitat :

Le sanglier sort plutôt la nuit, mais sans doute parce qu’il est chassé. Il passe ses journées dans les fourrés les plus épais, dans les parties les plus escarpées de la forêt. Près des points d’eau ou des petits marais, il se ménage des bauges, où il se vautre dans la boue.

Dans les Pyrénées :

Présent sur l’ensemble de la chaîne. Bien que très chassé, le sanglier discret et malin n’est pas près de disparaître.

Sport et activités pour se détendre

Ski Découvrez les stations de ski

C’est en 1904, que l’on chaussa des skis pour pour la première fois dans les Pyrénées. Très vite, ce sport eut du succès auprès de la haute bourgeoisie. On créa des concours de saut et de descente. On construisit des hôtels de luxe, à Font-Romeu et Superbagnères. Dans les années soixante, le ski devint très populaire.
Après François Vignole, les Pyrénéennes Annie Famose et Isabelle Mir furent championnes de ski. Aujourd’hui, les Pyrénées françaises possèdent une quarantaine de stations de ski, ainsi que 2 000 km de pistes pour le ski de fond.

Thermalisme Découvrez les stations thermales

Le nombre et la diversité des sources thermales pyrénéennes sont uniques au monde. Leurs vertus sont connues depuis l’Antiquité. Au XIXe siècle, les villes thermales étaient très à la mode chez l’aristocratie. Puis elles se sont démocratisées.
Ces stations s’égrènent sur toute la chaîne. Certaines sont le moteur de l’économie locale, mais le thermalisme d’aujourd’hui doit s’adapter au nouveau marché de la remise en forme.

Montagnes du monde : L’Année internationale de la montagne lancée en France

Le 1er février, le coup d’envoi de l’AIM sera officiellement donné à Chambéry, ville désignée comme point focal de cet événement en France.

C’est sur proposition formulée par la république d’Asie centrale du Kirghizistan que l’ONU a déclaré 2002 Année mondiale de la montagne (AIM). Cet événement a été officiellement lancé le 11 décembre dernier à New York. En France, c’est à Chambéry (Savoie), en présence d’Yves Cochet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, que l’AIM débutera le 1er février. L’année internationale de la montagne a pour objectif de faire prendre conscience de l’importance du rôle social, économique, environnemental et patrimonial des divers massifs montagneux de la planète en s’inscrivant dans une logique de développement durable. Dans chaque pays membre de l’ONU participant à cette opération, un comité national (présidé par Augustin Bonrepaux pour la Fance), composé de professionnels, d’élus et de personnalités rattachés à l’univers de la montagne est chargé d’organiser l’événement et de coordonner l’ensemble des actions. Ces dernières visent à mobiliser et à promouvoir des projets innovants pour la montagne qui se verront décerner un label AIM. Dans les Pyrénées, plusieurs initiatives ayant pour but de mettre en valeur le citoyen et la montagne, d’encourager à une meilleure connaissance inter-massifs et d’affirmer la cohésion des zones de montagne ont déjà obtenu la reconnaissance de l’AIM. Pour n’en citer que quelques-uns : les valorisations de patrimoine bâti menées par l’AFPA, la création d’une griffe pyrénéenne pour des objets d’artisanat lancée par Pyrénées Versant Design, la reconversion de la centrale thermodynamique de Targasonne en lieu culturel et scientifique ou encore la mise en valeur des GR de montagne. Avec le label AIM, ces projets pourront bénéficier de subventions permettant à leur initiateurs de les mener à bien. D’autres labélisations interviendront tout au long de l’Année internationale de la montagne.

Les établissements Etchandy seront repris

Le tribunal de commerce de Pau a donné son feu vert au Saoudien Amin Kashgari pour la reprise de la fabrique souletine d’espadrilles Etchandy. Mises en liquidation judiciaire le 9 janvier dernier, les unités de Mauléon et Chéraute deviendront les Nouveaux Etablissements Etchandy. L’offre de reprise comprend le transfert de 46 contrats de travail et la cession de la totalité des actifs de l’usine de Mauléon (immeubles et matériel) et des locaux de Chéraute. Quatorze salariés devrait être licenciés, le juge ayant repoussé la proposition du repreneur de les réembaucher en CDD en attendant de pouvoir les transformer en CDI si la situation de l’entreprise le permet. Le tribunal a estimé qu’il ne pouvait se prononcer sans l’accord des intéressés qui dépendent du liquidateur.

Coup d’envoi du Carnaval Biarnès

Le carnaval de Pau débutera le 2 février et, durant une semaine, la préfecture béarnaise vivra au rythme des festivités. Pour cette édition 2002, le carnaval mettra en vedette l’ours et le cochon. Au programme : sortie des ours et remise des clés de la ville le 2 février pour entamer la fête en ce jour de Chandeleur, défilé des ours et animations musicales le 6, carnaval à l’université le 7, course des cochons et repas tout cochon le 8, jugement de Carnaval le 9, carnaval des écoles et crémation le mardi 12. Pyrénées Magazine a consacré un article très complet à cette fête populaire qui anime les rues de Pau depuis 16 années, avec tous les renseignements pratiques pour y participer

Une nouvelle formule pour découvrir les Hautes-Pyrénées

En collaboration avec les gîtes de France des Hautes-Pyrénées et la compagnie aérienne Air Lib (qui mettra en place une seconde rotation quotidienne entre Tarbes et Paris à partir du 31 mars), l’agence réceptive de Bagnères-de-Bigorre Chronotours a mis en place des séjours en chambre d’hôte de charme labélisées «Art de Vivre» au départ de Paris-Orly avec arrivée à Tarbes-Lourdes-Pyrénées. La formule comprend le vol aller-retour, la location d’une voiture (forfait de 750 km), 2 nuits en chambre d’hôte avec petit déjeuner et un dîner «tradition»

Un atlas pour les Hautes-Pyrénées

L’INSEE Midi-Pyrénées, en association avec le conseil général des Hautes-Pyrénées, vient de publier un Atlas démographique départemental pour l’année 2001, sur la base du recensement réalisé en 1999. Ce recueil présente la population des Hautes-Pyrénées : répartition géographique, migrations, structure par âge, logements, activités, diplômes, autant d’études illustrées par des cartes et des graphiques en couleurs.
A noter également, l’INSEE est désormais sur Internet, où l’on pourra entre autres accéder aux résultats des études.

L’occitan dans une mallette

Un groupe d’enseignants et de conseillers pédagogiques des Hautes-Pyrénées et du val d’Aran, réunis par le projet transfrontalier «Garona-Ador», viennent de mettre au point une mallette ludique et pédagogique pour apprendre l’occitan. Destinée aux enfants de grande section maternelle et de cours préparatoire, «Merliquin» permet, grâce à des jeux autour du thème des animaux, d’acquérir le vocabulaire occitan. 1 200 mallettes ont été éditées. La moitié sera distribuée dans les écoles des Hautes-Pyrénées, 3 500 mallettes iront dans différentes écoles de la région Midi-Pyrénées, 120 dans le val d’Aran et 130 seront vendues

Surréalisme en or et diamants

Le théâtre-musée de Figueres (Catalogne), édifié par le maître du surréalisme Salvador Dali, accueille depuis peu une nouvelle exposition permanente, intitulée Dali-Joies, consacrée aux bijoux, accompagnés d’études à l’aquarelle, réalisés par l’artiste catalan aux Etats-Unis entre 1941 et 1970. Les 39 pièces de la collection sont des exemplaires uniques et l’alliance de matériaux, dimensions et formes auxquels Dalí a eu recours en font un ensemble remarquable, où l’artiste a su exprimer avec une maîtrise exceptionnelle la richesse de sa singulière iconographie. Il utilise or, platine, pierres précieuses, perles, coraux et diverses matières nobles pour former autant de cœurs, lèvres, yeux, motifs végétaux et animaux, symboles religieux, mythologiques et formes anthropomorphes. La collection a été acquise par la Fondation Gala-Salvador-Dali auprès de 3 sociétés japonaises

Chemins de Saint-Jacques en pays catalan

La chapelle Notre-Dame des Anges de Perpignan accueille jusqu’à fin avril une exposition dédiée aux chemins de Saint-Jacques en pays catalan. Elle présentera une série de photos réalisées par Michel Castillo, photographe catalan spécialiste du patrimoine, représentant les plus beaux lieux et paysages longeant l’itinéraire emprunté par les pèlerins (la N 116) de la côte à la Cerdagne. Cette rétrospective sera ensuite présentée dans différentes villes du département jusqu’à la fin de l’année. En juin, une signalétique sera mise en place sur le terrain afin d’évoquer les hauts lieux des chemins de Saint-Jacques dans le département.

Strass et paillettes à Luchon

Du 7 au 10 février, la ville thermale accueillera le 3e Festival international du film de Luchon. Durant 3 jours, téléfilms inédits, courts métrages et clips vidéo seront présentés au public et au jury qui décernera les Peynets d’or lors de la soirée de clôture, le 9 février, qui sera animée par Pierre Tchernia. Cette année le jury sera présidé par Claude Miller qui viendra également présenter sa dernière réalisation «Le jeune Casanova». Luchon attend une kyrielle de stars du petit écran mais aussi de personnalités de la chanson et du monde du spectacle.