LE CYTISE OU GENÊT PURGATIF : Cytisus purgans

Feuillage :

Les feuilles se développent à même le rameau après la floraison, en même temps que le fruit, constitué par une gousse velue.

Fleurs :

Les rameaux d’un an, nus, portent une multitude fleurs d’un jaune lumineux au parfum pénétrant, de mai à juillet.

Taille :

Arbrisseau d’environ 1 m.

Milieu :

Les landes rocailleuses sur terrain siliceux, et de préférence en soulane (le versant ensoleillé).

Dans les Pyrénées :

En Ariège, Cerdagne, Capcir, Haute Catalogne, Andorre.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Genévrier nain, Cotonéaster à feuilles entières, Callune, Airelle des marais, Fétuque Gispet, Anémone soufrée, Renoncule amplexicaule.

LE RAISIN D’OURS : Arctostaphylos uva-ursi

Feuillage :

Feuilles coriaces et luisantes, persistantes pendant au moins 2 ans.

Fleurs :

D’un blanc rosé, les fleurs sont rapprochées en petites grappes et s’épanouissent d’avril à juin.

Fruits :

Les petits fruits rouges du Raisin d’ours sont comestibles, mais âpres.

Taille :

Ce petit arbrisseau à tiges rampantes atteint environ 20 cm.

Milieu :

Les landes rocailleuses sur les versants ensoleillés, ou les sous-bois des Pins à crochets et Pins sylvestres.

Dans les Pyrénées :

Présent sur l’ensemble de la chaîne, jusqu’à 2 300 m. On peut en observer notamment au pied du Canigou et sur le massif du Puigmal.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Genévrier nain, Cotonéaster à feuilles entières, Callune, Airelle des marais, Fétuque Gispet, Anémone soufrée, Renoncule amplexicaule…

LE SAULE DES PYRENEES : Salix pyrenaïca (plante endémique des Pyrénées)

Feuillage :

Feuilles vertes légèrement velues sur le dessus, vert glauque et couvertes de poils soyeux sur le dessous.

Taille :

Les rameaux tortueux et étalés du Saule des Pyrénées s’élèvent rarement au-dessus de 50 cm.

Milieu :

Les landes basses des versants ombrés à enneigement prolongé, les éboulis, sur sol calcaire.

Dans les Pyrénées :

Sur l’ensemble de la chaîne, de 1500 à 2400 m.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Dryade à huit pétales, Anémone à fleurs de Narcisse, Bartsie des Alpes, Ancolie des Pyrénées, Renoncule Thora, Arbousier des Alpes…

LE RHODODENDRON FERRUGINEUX : Rhododendron ferrugineum

Feuillage :

Feuilles coriaces, d’un vert luisant sur le dessus et couleur rouille (ferrugineuses) sur le dessous.

Fleurs :

Les fleurs roses ou rouges sont réunies en bouquets au sommet des rameaux, et s’épanouissent en juin-juillet.

Taille :

Jusqu’à 1 mètre.

Milieu :

Le rhododendron ne pousse qu’en altitude, là où la forêt cède la place à la lande. Cet arbrisseau croît sur les versants ombragés, car la neige persistante protège ses jeunes pousses des gelées tardives.

Dans les Pyrénées :

Tout au long de la chaîne, parfois jusqu’à près de 3000 m d’altitude.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Homogyne des Alpes, Saxifrage Faux-Géranium, Rosier des Alpes, Seneçon des Pyrénées, Œillet barbu, Millepertuis de Burser…

LE PIN A CROCHETS : Pinus uncinata (plante endémique des Pyrénées)

Écorce :

Gris-brun foncé, fine mais solide.

Feuillage :

Persistant. Les aiguilles, groupées par deux, sont épaisses et dures, de couleur vert foncé.

Fruits :

Ce sont les cônes du Pin à crochets qui lui donnent son nom. Chaque écaille est en effet dotée dans sa partie supérieure d’une petite saillie en forme de crochet.

Taille :

Jusqu’à 25 m.

Durée de vie :

Plusieurs siècles. Certains Pins à crochets ont aujourd’hui près de 1000 ans.

Utilisation :

Quand le Pin à crochets a pu se développer dans des conditions favorables, il fournit un bon bois d’œuvre.

Milieu :

Sur des pentes abruptes, des falaises, des éboulis, aux altitudes les plus élevées (jusqu’à 2750 m…).

Dans les Pyrénées :

Présent sur toute la chaîne, mais souvent réfugié sur des falaises, le Pin à crochets se rencontre en grande densité au Pic d’Anie, dans la réserve du Néouvielle, autour du Mont Louis et dans le parc national d’Aygues Tortes en Catalogne.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Bouleau blanc, Alisier Petit-Néflier, Arnica des montagnes, Gentiane de Burser, Airelle Myrtille…

LE PIN SYLVESTRE : Pinus sylvestris

Écorce :

Écailleuse et crevassée. Le haut du tronc et les grosses branches des arbres âgés se teintent de rose orangé.

Feuillage :

Persistant. Les aiguilles vert-bleu sont petites, vrillées et groupées par deux.

Fruits :

Les cônes sont courts, d’un brun mat lorsqu’ils sont mûrs.

Taille :

Jusqu’à 35 m.

Utilisation :

Le pin est très utilisé en bois d’œuvre et pour la fabrication de pâte à papier.

Milieu :

Le Pin sylvestre aime l’humidité et la chaleur des collines et des faibles reliefs. Mais les pinèdes sèches sont fragiles et souvent dévastées par les incendies.

Dans les Pyrénées :

Très fréquent du côté français à l’est de la chaîne, en Cerdagne et Capcir, et surtout dans les Pyrénées espagnoles. Dans les Pyrénées centrales et orientales, le Pin sylvestre vit plus difficilement et adopte des formes tourmentées.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Sorbier des oiseleurs, Alisier blanc, Coronille Emérus, Amélanchier, Érable à feuille d’Obier, Epipactis rouge-sombre…

LE SAPIN PECTINÉ : Abies pectinata

Écorce :

D’un gris argenté, l’écorce du Sapin pectiné se crevasse et devient écailleuse avec l’âge.

Feuillage :

Persistant. Les aiguilles s’étalent horizontalement de chaque côté du rameau. Vertes et brillantes sur le dessus, elles sont marquées de deux bandes blanches sur le revers. La cime a tendance à s’aplatir avec l’âge.

Fruits :

Les cônes (ou pommes de pin) restent dressés sur les plus hautes branches. A l’automne, les écailles tombent et il ne reste que l’axe central, semblable à une chandelle.

Taille :

Géant de la forêt pyrénéenne, il peut atteindre 50 m.

Utilisation :

Le sapin fournit un bon bois d’oeuvre. Sa résine a des vertus médicinales.

Milieu :

Le Sapin pectiné forme de magnifiques forêts entre 500 et 1 600 mètres d’altitude.

Dans les Pyrénées :

Mélangé au Hêtre sylvestre ou en peuplements purs, le Sapin pectiné est fréquent sur l’ensemble de la chaîne, depuis la forêt d’Iraty à l’ouest, jusqu’au sud de Céret à l’ouest.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Meconopsis du pays de Galles, If, Dentaire digitée, Saxifrage des lieux ombragés (endémique), Aspérule odorante, Gesse jaune, Scille Lis-Jacinthe, Néottie nid d’oiseau, Ail des ours…

LE HÊTRE SYLVESTRE : Fagus sylvatica

Écorce :

Lisse, grise, striée horizontalement et tachetée de lichens.

Feuillage :

Caduc, vert assez clair au printemps, foncé en été et virant au jaune d’or et au marron à l’automne. Le pourtour des feuilles et l’angle des nervures sont bordés de petits cils.

Fruits :

Mûres à la fin septembre, les faines sont des amandes huileuses, groupées par 2 ou 3 dans une coque hérissée de piquants mous.

Taille :

Jusqu’à 30 ou 40 m. Son tronc dépasse souvent 1 mètre de diamètre.

Durée de vie :

entre 300 et 500 ans.

Utilisation :

Le bois de hêtre est un bon combustible, utilisé aussi pour la menuiserie, et la fabrication de pâte à papier.

Milieu :

Le Hêtre sylvestre pousse aussi bien en plaine qu’en montagne. Il aime l’ombre et l’humidité.

Dans les Pyrénées :

A l’étage montagnard du versant nord tout au long de la chaîne. A l’ouest, la forêt d’Iraty constitue la plus vaste hêtraie d’Europe.

Plantes caractéristiques ou remarquables associées :

Meconopsis du pays de Galles, If, Dentaire digitée, Saxifrage des lieux ombragés, Aspérule odorante, Gesse jaune, Scille Lis-Jacinthe, Néottie nid d’oiseau, Ail des ours.

L’OURS : Ursus arctos

Taille :

Longueur de 1,70 m à 2,80 m ; hauteur au garrot de 90 à 110 cm.

Poids :

Jusqu’à 360 kg.

Signe distinctif :

L’ours hiverne : entre décembre et mars, il se tapit dans une grotte sèche et bien cachée. La température de son corps ne descend pas en dessous de 28° ou 30°. Son sommeil est profond, mais s’il est dérangé il s’éveille et se sauve rapidement. Il passe l’hiver en puisant dans ses réserves de graisse. Au printemps, il aura perdu un tiers de son poids !

Reproduction :

L’ourse élève seule de un à trois petits, mais le plus souvent deux.

Nourriture :

L’ours est omnivore. Pendant de longues périodes il se nourrit d’insectes et de végétaux. Il adore les framboises et les myrtilles… Mais en été et au début de l’automne, il doit faire provision de protéines : il mange alors de la viande, fraîche ou même avariée (de petits rongeurs jusqu’aux brebis).

Dans les Pyrénées :

L’ours brun est l’animal symbole des Pyrénées.
Considéré comme nuisible, et longtemps chassé pour sa chair, sa graisse et sa peau, l’ours brun des Pyrénées est en voie de disparition. En 1996, il en restait moins d’une dizaine dans le Béarn.
L’ours fut pourtant utilisé : au siècle dernier les montreurs d’ours de l’Ariège l’exhibaient de ville en ville. L’ours, qui se réveille au printemps, est symbole de fertilité. Dans les Pyrénées-Orientales, au Pays basque et en Navarre, de nombreuses fêtes de l’ours ont lieu à la fin de l’hiver.
Aujourd’hui, l’ours est devenu l’emblème de la nature sauvage. On tente d’empêcher sa disparition, et sa réintroduction peut favoriser le tourisme.
A l’été 1996, deux femelles capturées en Slovénie ont été relâchées dans la région de Melles, en Haute-Garonne. En 1997, un mâle, Pyros, les a rejointes. L’une des ourses, Melba, a été tuée accidentellement par un chasseur.

LE LOUP : Canis lupus

Taille :

Jusqu’à 1,50 m ; hauteur au garrot de 60 à 80 cm.

Poids :

Pour les femelles de 10 à 50 kg, pour les mâles de 20 à 80 kg.

Signe distinctif :

Le loup est un animal sociable, qui vit en meute.

Reproduction :

Une femelle peut donner naissance à 4 et jusqu’à 7 louveteaux.

Nourriture :

Le loup est un animal d’une grande endurance : il peut poursuivre une proie pendant une journée entière. Carnivore, le loup n’hésite pas à s’attaquer à de gros animaux, mais peut se contenter de rongeurs ou même d’insectes et de baies.

Habitat :

Très adaptable, le loup est capable de vivre dans toutes sortes de milieux.

Dans les Pyrénées :

Anéanti par l’homme, le loup avait disparu des Pyrénées depuis les années 1920. Mais il semble réapparaître : quelques loups ont été aperçus au Pays basque espagnol. Venus des sierras du nord de l’Espagne, ils pourraient ainsi recoloniser les Pyrénées par l’ouest.